En France, le nombre d’opérations de l’appendicite est en baisse constante, mais la difficulté à les déceler chez les enfants souffrant d’une pathologie grave multiplie par 3,5 leur durée d’hospitalisation. En dix ans, il est passé de 300 000 à 83 000, grâce notamment au recours à l’imagerie médicale. Si l’assurance maladie déplore encore trop d’interventions chirurgicales, une étude américaine présentée le 15 octobre dernier à Boston par l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) met en garde contre le retard de diagnostic chez les enfants gravement malades. Sur 800 000 opérations de l’appendicite effectuées chez des enfants de moins de 18 ans, les auteurs de l’étude ont identifié près de 18 000 enfants ayant été opérés avec deux jours de retard par rapport aux autres. Ce retard a entraîné une augmentation des complications et multiplié par 3,5 le temps d’hospitalisation.