Au mois de juin dernier, l’annonce a fait la une des journaux nationaux : un village des Hautes-Alpes, Puy-Saint-Vincent, recrute un enseignant pour la classe de maternelle après la suppression du poste par l’inspection académique. Le projet est allé à son terme et, lundi 5 septembre, une institutrice a accueilli les dix enfants parmi les plus jeunes de la commune. « Nous avons reçu 50 demandes, dont un certain nombre de titulaires de l’Éducation nationale qui souhaitaient se rapprocher du département ou de la région. Nous avons donc eu tout loisir pour choisir et nous avons retenu l’un des candidats de l’Éducation nationale, ce qui lève toute ambiguïté par rapport aux parents et à l’inspecteur d’Académie », précise Marcel Chaud, le premier édile de Puy-Saint-Vincent, dans les colonnes de La Provence. C’est le charme de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et de l’austérité gouvernementale : la décentralisation avance toute seule. C’est François Fillon, Premier ministre, qui doit être content. Même plus besoin de froncer les sourcils pour faire comprendre aux maires que l’État est exsangue.