• Vers une réforme des allocations familiales ?

Alors que le Haut conseil de la famille (HCF) a été chargé de proposer une réforme des prestations familiales, et a chiffré à 2,2 milliards d’euros le « besoin de financement » de la branche famille pour la ramener à l’équilibre à l’horizon 2016, les solutions pour réduire le déficit de la branche famille de la Sécurité sociale se multiplient : fiscalisations des allocations familiales, réductions drastiques pour les familles les plus riches, conditions de ressources…. Un sujet explosif et qui divise.
La gauche envisage de limiter les prestations familiales au-delà d’un certain niveau de ressources pour les familles les plus aisées et estime qu’une fiscalisation toucherait les ménages modestes. À l’instar de la proposition de Gérard Bapt, député de la Haute-Garonne et rapporteur du budget de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale qui souhaite diviser par deux le montant des prestations et supprimer le complément de libre choix de mode de garde pour les familles dépassant un certain revenu.
Ainsi, les allocations familiales (versées automatiquement à toutes les familles ayant deux enfants ou plus à charge, de moins de 20 ans quelles que soient les ressources des familles) et le complément de libre choix de mode de garde (permettant une prise en charge partielle de la rémunération de l’emploi direct pour la garde d’enfant de moins de 6 ans, d’un assistant maternel agréé ou d’un garde d’enfants à domicile et soumis à différents seuils de ressources déterminant le montant maximal de l’aide) seraient indexés à un plafond de ressources. Cette proposition permettrait de renflouer les caisses de l’État de quelque 3  milliards d’euros et ne devrait concerner finalement que 11 % des bénéficiaires actuels de ces aides.
La droite, quant à elle, dénonce un démantèlement de la politique familiale qui ébranlerait la natalité française.